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PRÉFACE !
otre monde est magnifique par les merveilles de la nature et les réalisations des hommes ;
magnifique aussi par les découvertes scientifiques,la solidarité organisée et les valeurs communiquées. Notre monde est aussi dramatique par les injustices entretenues, l’exploitation de l’homme par l’homme, les pollutions multiformes et les sectarismes allant jusqu’aux génocides. Notre vieux monde a beaucoup changé. Il changera encore ! Les évolutions et les révolutions se succèdent plus ou moins dirigées. La mondialisation fait circuler, en tous sens, les biens et les produits, les religions et les philosophies, les hommes et les capitaux. Ou, délocalise les usines et les banques, les familles et les cultures. Où allons-nous ? Sommes-nous devenus les jouets de la conjoncture ? Devant la fragilisation du droit au travail, des droits du travail, des acquis sociaux, des droits de l’homme pourtant reconnus dans les déclarations universelles, faut-il accuser le capital ? le marché ? l’homme lui-même ? Suivant les idéologies, certains accusent l’une ou l’autre de ces réalités.
Bernard MAUREL, dans ce livre de recherche, romancé, montre que l’économie mondialisée, n’est pas liée seulement à un phénomène de conjoncture, mais à un phénomène de structure. Dans l’organisation actuelle des choses, le capital, le marché et le social sont en conflits permanents. Avec passion il propose une volonté de mettre l’homme au centre de l’économie, pour que le capital et le marché, enfin maîtrisés, assurent à l’homme le bien social. En effet, le capital et le marché, dans un fonctionnement maîtrisé, peuvent servir le bien social des hommes et des femmes, des jeunes et des enfants, ici et là-bas. Le chemin est long pour y arriver ! Il faudra réformer entièrement le système de prélèvement social. Dans ce nouveau système où le partage du travail et des richesses serait plus facilement réalisable, chacun pourra alimenter le social. Il n’y aurait plus d’assistés, les biens à apporter étant multiformes. L’action sur les structures de la société sera possible grâce à une maturité collective allant jusqu’à la spiritualité du partage. Chacun ne peut qu’y gagner. La charité vécue comme une aumône peut diminuer l’autre en le rendant plus dépendant. La charité, au sens évangélique, est toujours une volonté de promotion de l’autre. Les dialogues de « L’IRRAISON » se déroulent dans un café au nom symbolique : « Le rêve ». Dans Helder CAMARA, évêque de RECIF : solidaire des rêves des peuples exploités, disait : « Quand on rêve seul, cela reste un rêve. Quand on rêve à plusieurs, cela devient réalité »
Arrivé en ARIÈGE le 25 juin 2000 pour une célébration à La Tour Du Crieu, j’ai rencontré, par la suite, un résidant du lieu : Bernard MAUREL, auteur de « La Trinité économique », et de « L’IRRAISON ». Avec lui, je suis bien d’accord pour dire l’urgence de maîtriser la mondialisation économique. L’économie est l’art de gérer la maison. Bien gérer la « maison-terre », c’est trouver le rapport le plus juste entre la propriété privée et la destination universelle des biens du monde, pour que tous les hommes soient libres, créateurs et solidaires. Il faut donc trouver et choisir les moyens.
Mr Marcel PERRIER.
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